Barachois In Situ
3e édition → 2021

Barachois In Situ → 3e édition

À propos de la biennale Barachois In Situ

 

Initiée par John Michaud et Marc Chicoine en 2016 et portée par le Centre d’artistes Vaste et Vague depuis 2018, La biennale Barachois In Situ est un événement de création en plein air combinant art nature et art actuel. L’événement, qui propose un éventail d’activités familiales gratuites, se tient à Barachois (Percé), en Gaspésie, devant un public local et touristique.

 

Les artistes professionnel·le·s sélectionné·e·s dans le volet création interviennent directement dans un paysage maritime où subsistent des traces d’un passé industriel. Ils et elles travaillent en symbiose avec la nature, soulignant les caractéristiques géomorphologiques du lieu en plus de mettre en relief son histoire et de tisser des liens avec la communauté. Leurs sculptures, installations et interventions se veulent non intrusives, évolutives et principalement éphémères.

 

Chaque année, les approches plurielles des artistes à l’œuvre et la variété d’activités proposées témoignent du vaste potentiel du travail in situ dans des pratiques artistiques très diversifiées.

 

Pour découvrir toutes les éditions de Barachois In Situ, cliquez ici.

 

 

3e édition | Village / paysage

 

La troisième édition de la Biennale Barachois In Situ, qui devait avoir lieu à l’été 2020, se tiendra contre vents et marées du 3 au 8 août 2021. Les artistes sélectionné·e·s réaliseront des œuvres en plein air, dans le respect des normes sanitaires en place au moment de l’événement.

 

Cette année, les sculptures, installations et performances seront rassemblées sous la thématique Village/Paysage. Érosion, mémoire collective et magnificence sont parmi les pistes de réflexion choisies par les artistes. Elles et ils travailleront, in situ, sur la plage et pour la première fois, au cœur du village de Barachois (Percé, Gaspésie).

Attendez-vous à un parcours qui vous permettra de découvrir ou revisiter des lieux connus, sous la lorgnette de l’art actuel.

 

Découvrez les quatre volets :

 

→ Création In Situ : Huit artistes professionnel·le·s réalisent sept projets de sculptures, performances et installations devant public à la plage et au cœur du village.

→ Ateliers d’initiation : Activités ouvertes à tous·tes, offertes gratuitement du mercredi au dimanche de 10 h à midi sous le chapiteau de la plage.

→ Événement théâtral en plein air: Lecture publique présentée à Belle-Anse, en collaboration avec le Théâtre À tour de rôle.

→ Circuit de découvertes locales : Parcours de type «porte ouverte» à la rencontre d’artisans et de bâtiments importants des alentours.

 

Toutes les activités sont familiales, gratuites et se tiennent dans le respect des normes sanitaires en vigueur.

 


 

Consultez l’horaire et la carte interactive pour bien vous repérer sur le site principal ainsi que sur les sites secondaires.

 

Vous pourrez ainsi connaître les lieux et les moments où vous pourrez voir les artistes à l’œuvre, participer à des ateliers d’initiation, assister à des événements ou aller à la rencontre d’artisans et de bâtiments importants des alentours.

 

 


Les artistes

 

 

Jean-Denis Boudreau

Module de douceur

 

Module de douceur est un projet conçu pour promouvoir l’écoute de la nature en amplifiant ses interactions. Ce sont des modules de plage qui peuvent être utilisés et modifiés par le public. Le projet explore les matériaux, contraintes et possibilités liés à l’art nature. Les objets veulent simuler l’esthétique et l’assemblage des meubles IKEA. Le mandat est à la fois la promotion du « Mouvement doux » (Slow movement), de notre capacité d’y arriver vite et de rétrécir l’écart que nous avons vis-à-vis la nature.

 

Module de douceur is a project that helps us to truly notice nature by amplifying its interactions. Featuring beach modules that can be used and modified by the public, the project explores the materials, constraints, and potential of “land art.” The objects seek to mimic the esthetics and DIY assembly of IKEA furniture. The goal is to celebrate both the Slow movement and our capacity for efficiency, while narrowing the gap between nature and ourselves.

 

En collaboration avec la Galerie Colline

Biographie

 

Jean-Denis Boudreau – Artiste pluridisciplinaire, Jean LeGenou du Coude (Moncton, Nouveau-Brunswick) étudie en animation et graphisme à Miramichi CCNB et en Arts Visuels à l’Université de Moncton. Ces outils de préférences sont l’installation et l’intervention, touchant à l’électronique jusqu’à l’art nature.

 

Démarche artistique

 

Jean-Denis Boudreau est un artiste multidisciplinaire qui explore le potentiel des formes d’expression contemporaines pour engendrer le changement social. Jean-Denis a aussi une grande appréciation de l’espace et de la forme, enrichis par une maîtrise des nouvelles et d’anciennes technologies, de l’animation et du bricolage esthétique. L’artiste souhaite explorer les idées jusqu’au bout et son oeuvre parcourt le monde changeant de l’expression visuelle. Depuis une dizaine d’années, il concentre de plus en plus ses efforts à résoudre les lacunes qui se retrouvent dans les arts.

 

Capsule vidéo: Jean-Denis Boudreau | Module de douceur | La Biennale Barachois In Situ 2021


 

Boris Pintado

Mise au carré

 

Une route, un pont, des maisons, un clocher, un village… Et un carré. Qu’est cette forme dans le paysage ? Les composantes humaines qui nous entourent nous paraissent parfaitement normales, mais, au fond, ne sont-elles pas aussi incongrues que ce carré posé sur le littoral de Barachois ? Dès lors, ce que l’on appelle paysage n’est-il pas autre que la Mise au carré de la Nature ?

 

A road, a bridge, some houses, a steeple, a village… And a square. What is this shape in the landscape? The human components that surround us seem perfectly normal, but in the end, aren’t they as incongruous as this square placed on the Barachois coastline? Is what we refer to as landscape anything but the Squaring of Nature?

 

Biographie

 

Originaire d’Espagne, Boris Pintado arrive au Québec au début de la vingtaine. Attiré depuis toujours par le dessin, il travaille comme dessinateur dans divers studios de production de films d’animation. Par la suite, il collabore pendant plusieurs années dans un atelier de mosaïque spécialisé dans la production d’oeuvres d’art public institutionnel.

Parallèlement, il obtient un diplôme de designer de l’environnement à l’Université du Québec à Montréal, ce qui lui permet, ensuite, de s’impliquer au sein de diverses organismes voués à la conservation et à la de protection des espaces naturels en milieu urbain.

 

Artiste autodidacte, Boris Pintado a participé à de nombreuses expositions, symposiums et festivals. Le dessin, les installations et les projets d’art public sont ses principaux canaux d’exploration et de réflexion. Il vit et travaille à Montréal.

 

Démarche artistique

 

Les recherches actuelles de Boris Pintado ont comme pivot central les notions de passage, de durée, d’interconnexion, de répétition cyclique et d’évanescence. Sa pratique s’articule à travers deux approches principales, le dessin et des oeuvres tridimensionnelles.

 

L’usage exclusif de la poudre de graphite comme médium de dessin est déterminé par une volonté assumée de ne pas utiliser la couleur. Pour reprendre ses propres mots: « l’absence de couleur c’est l’absence de la Nature ». Cette conviction lui offre la possibilité d’approcher le dessin libéré du canon absolu de perfection que la Nature impose. Néanmoins, cette fascination pour le monde naturel se retrouve sur ses dessins sous la forme de trames enchevêtrées dessinées et par la présence de textures aléatoires obtenues par la manipulation du papier à l’aide de rubans adhésifs. Figuratives ou bien abstraites, les formes dessinées se détachent du fond et sont décontextualisées. Cette absence de mise en scène dans un lieu précis comporte une évacuation de ce qu’on pourrait appeler le détail (historique, social, etc.) pour, ainsi, laisser toute la place à des questionnements qui sont d’ordre l’intemporel et métaphasique.

 

Si son approche du dessin est centrée sur l’emploi d’un seul matériau, ses projets tridimensionnels sont abordés avec la prémisse de laisser libre cours a l’utilisation de toute matière qui saurait répondre aux exigences de l’oeuvre à venir. Ainsi, cartons d’emballage, bois multicolores, acier, tissu ou brindilles d’herbe, par exemple, peuvent être mis à contribution. La couleur et le contexte (le détail) sont ici pleinement assumés, explorés et utilisés dans la mise en forme du projet. Qu’elles soient permanentes ou éphémères, ces installations sont souvent placées dans des milieux naturels et tentent, par un effet de contraste, d’être des catalyseurs venant magnifier la force expressive de la Nature.

 

En savoir plus : borispintado.com

 

Capsule vidéo: Boris Pintado | Mise au carré | La Biennale Barachois In Situ 2021


 

Collectif Zoné vert

Le long périple

 

Cette œuvre rend hommage aux arbres et aux forêts, aux rivières et à la mer, ainsi qu’à l’homme capable de transformer son environnement. Elle investit les troncs de bois flotté échoués sur la grève. Leur blancheur interpelle; couchés sur le flanc tel des fantômes de forêts lointaines, ils représentent un travail de mémoire, d’archéologie organique et activent l’imagination !

 

De là surgit une installation architecturale où le feu marque le bois et la gouge cisèle la matière. Ces traces s’accumulent et créent des designs, motifs végétaux et aquatiques qui viennent rappeler la splendeur passée de l’arbre et sa métamorphose par les courants maritimes.

 

This work pays homage to trees and forests, to rivers and the sea, and to our ability to transform our environment. It makes use of driftwood trunks washed up on the shore. Their bleached appearance is compelling: lying on their sides like the ghosts of distant forests, an act of remembrance and organic archeology sparks the imagination!

 

From there, an architectural installation emerges, where the wood is scorched by fire and gouged by a chisel. Together, these markings create designs of plant and aquatic motifs that remind us of the tree’s past splendour and its metamorphosis through the water’s currents.

 

Biographie

 

Michel Bachelet et Christine Juillard travaillent ensemble depuis 2006 et ont créé le collectif d’intervention Zoné vert. Avec ce nom, ils veulent souligner leur appartenance à la ruralité et à leur désir d’intervenir en nature et avec la nature, mais aussi de questionner celle-ci vis-à-vis des activités humaines et des milieux urbanisés. La volonté de créer dans et avec la nature entraîne un déplacement sur le territoire, une anatomie des lieux, un inventaire des espèces végétales et minérales puisque les lieux sont variés et riches de leur spécificité où chaque élément participant à l’écosystème crée ses propres modes de reproduction, d’alimentation, de survie et de régénération. Il s’agit de travailler avec les composantes du lieu, ses forces, son atmosphère, son passé et son esprit. En s’imprégnant des paysages et des lieux, ils révèlent par leurs interventions les drames et les tensions sous-jacentes dans une recherche architecturale, formelle et esthétique.

 

Démarche artistique

 

La volonté du collectif Zoné vert de créer dans et avec la nature amène le duo d’artistes à se déplacer sur le territoire et le rend sensible à l’anatomie des lieux, à leur atmosphère, à leur spécificité. Leurs œuvres in situ évoquent plutôt qu’imposent, polarisent le regard sur ce qui nous entoure : des éléments considérés habituellement inanimés entrent en mouvement, marquent un espace et cernent la lumière par des jeux de textures, de plans et de formes où le réel et l’histoire du lieu s’entrechoquent avec la matière pour former un paysage inventé. Elles ont un caractère poétique, voire contemplatif, apprécié du grand public, mais aussi souvent un deuxième niveau de lecture qui conscientise sur les traces que laissent nos sociétés.

 

Depuis 2011, la réflexion des deux artistes les pousse davantage à explorer les lieux façonnés par l’homme et à introduire leur vision revisitée de la nature dans les espaces urbains. Quel est le lien qui perdure entre la nature et l’humain au sein d’environnements transformés par ce dernier? Comment favoriser une expérience immersive dans un contexte de mouvance et de foule? Habités de ces questions, ils élaborent des œuvres pérennes intégrées à l’architecture et à des lieux publics. Leur recherche matérielle et plastique s’articule aussi en ce sens : alors qu’ils ont d’abord exploré les possibilités offertes par les matériaux naturels et éphémères, le duo se tourne graduellement vers des matériaux durables davantage associés aux villes et à l’industrialisation. Par leur travail, ils aiment créer ce genre d’enchevêtrement entre histoire, nature et culture.

 

Capsule vidéo: Michel Bachelet et Christine Juillard – Zoné vert | Le long périple | La Biennale Barachois In Situ


 

Douglas Scholes

Marché aux puces en cire

 

« Marché aux puces en cire » porte sur la réévaluation pour la remise en marché de rebuts qui ont été « sauvés » de leur destin ultime, la décharge. Travaillant avec des ressources locales, les éléments sont choisis avec soin pour leurs caractéristiques tels que leur forme, leur taille et leur couleur. Ce sont tous des objets uniques, bien qu’ils soient issus des vastes marges de la production de masse. Les articles choisis représentent intrinsèquement deux perspectives sublimes : Les créations époustouflantes et magnifiques issues de l’ingéniosité et de la prospérité de la société, et l’inquiétant et terrifiant coût écologique lié à l’épuisement des ressources qu’entraîne la surproduction.

 

Pour rendre ces objets prêts à la vente, ils sont recouverts d’une fine couche de cire d’abeille qui met en valeur leur forme et leur redonne du neuf en masquant leur nature de rebut et leur fonction originelle. Sans cet enduit, les objets passent habituellement inaperçus. Une fois chaque objet sélectionné et recouvert, sa valeur est réévaluée.

 

Ce projet est une exploration des objets invisibles omniprésents qui peuplent nos environnements, ces choses issues de la culture du déchet qui définit l’anthropocène. Une sélection d’objets ainsi traités fait partie du « Marché aux puces en cire » situé sur la route 132, en face du Magasin Général Thompson qu’il est possible de visiter durant les heures d’ouverture, du lundi au dimanche de 13 h à 17 h.

 

« Un grand merci à Adrien Collin, dont j’ai récupéré la collection de matériaux et d’objets pour fournir les éléments du Marché aux Puces en Cire pendant la Biennale Barachois In Situ 2021. M. Collin est le maître de poste local qui distribue le courrier dans les foyers de la région, un chauffeur de bus scolaire et un collectionneur de ces choses qui ont de la valeur pour la bonne personne. Il s’est donné pour mission de réduire l’accumulation de matériaux mis au rebut dans les décharges grâce à sa compréhension innée et intuitive de la valeur inhérente aux objets que nous jetons. » Douglas Scholes

 

‘Flea Market in Wax’ is about the revaluing and retailing of objects found in collections of discarded objects that have been ‘saved’ from their ultimate destiny, the landfill. Working with local sources, discarded objects are hand-picked for their characteristics of shape, size and colour, unique objects despite being created within the vast margins of mass-production. The chosen articles inherently represent dual sublime perspectives: The awesome and the beautiful creations of society’s ingenuity and prosperity; and the disturbing and terrifying effects of the ecological expense levied by resource depletion and over-production.

 

To render the objects suitable for retail, they are thinly vailed with a layer of beeswax to highlight the form and provide for a renewed appreciation by masking its discarded quality and its function. Without the layer of beeswax, the object is routinely unseen and unnoticed. Once culled and coated, value is re-established.

 

This project is an exploration into the ubiquitous unseen objects that populate our environments, those things from the discard culture that help to define the Anthropocene. Selected objects coated in beeswax are part of the ‘Flea Market in Wax,’ which is located on Route 132 across from the Magasin Général Thompson in Barachois, Quebec. Hours are Monday to Sunday from 13 pm to 5 pm.

 

« Special thanks to Adrien Collin, whose collection of materials and objects I culled to provide the things for the Flea Market in Wax during the Biennale Barachois In Situ 2021. Mr. Collin is the local post master delivering mail to the region’s homes, a school bus driver and collector of those things with value for the right person. He has the self-appointed charge of reducing the accumulated discarded materials from the landfill through his innate and intuitive understanding of the value inherent in the things we discard. » Douglas Scholes

 

Biographie

 

La pratique de Douglas Scholes intègre les apprentissages acquis à l’Université de Lethbridge [baccalauréat en beaux-arts, 1999] et à l’Université du Québec à Montréal [maîtrise en beaux-arts, 2001], ainsi qu’auprès des institutions subventionnaires du Conseil des Arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec.

Ses expositions comprennent des photographies, des vidéos, des sculptures et des performances dérivées d’une exploration soutenue de l’esthétique pragmatique, soit la façon dont les choses sont dans l’instant présent, à travers des résidences d’artistes et des expositions au Canada, aux États-Unis et en Europe, notamment DARE DARE (Montréal, 2004 et 2020), Art Gallery of Nova Scotia (Halifax, 2019), Sporobole (Sherbrooke, 2018), Repères2017 avec Partners in Art et Parcs Canada (Montréal, 2017), Southern Alberta Art Gallery (Lethbridge, 2015), Space Studios en résidence internationale (Londres, 2012), Le 3e Impérial (Granby, 2010-2011), La Maison Laurentine (France, 2011), The Imagination Station (Detroit, 2011). Scholes est représenté par la galerie Robertson Arès à Montréal.

 

The practice of Douglas Scholes incorporates the opportunities levied by the academies of the University of Lethbridge [BFA, 1999] and l’Université du Québec à Montréal [MFA, 2001] and the grant-giving institutions of the Canada Council for the Arts and the Conseil des arts et des lettres du Québec. Exhibitions include photographs, videos, sculptures and performances derived from a sustained exploration into the pragmatic aesthetic [the way things are now] through artists residencies and exhibitions in Canada, the USA and Europe, notably DARE DARE (Montreal, 2004 & 2020), Art Gallery of Nova Scotia (Halifax, 2019), Sporobole (Sherbrooke, 2018), LandMarks2017 with Partners in Art and Parks Canada (Montreal, 2017), Southern Alberta Art Gallery (Lethbridge, 2015), Space Studios, international residency (London, 2012), Le 3e Impérial (Granby, 2010-2011), La Maison Laurentine (France, 2011), The Imagination Station (Detroit, 2011). Scholes is represented by Robertson Arès Gallery in Montreal.

 

Démarche artistique

 

Douglas Scholes crée des objets afin de reconnaître et de comprendre l’esthétique pragmatique, ou la façon dont les choses sont dans l’instant présent. Dans la sculpture, les images fixes et mobiles et le son, le corps intègre les cycles de travail dont découlent les actes quotidiens qui maintiennent l’existence collective. Le rôle adopté d’éboueur sauvage permet d’inclure le corps dans l’œuvre. Ce personnage actualise les espaces oubliés et les actions invisibles lors d’une déambulation dans des paysages urbains, ruraux, naturels et construits par nécessité. L’humour et un sens subtil de la futilité sont utilisés pour libérer les notions couplées de beauté et d’effroi inhérentes aux actes quotidiens et aux objets quotidiens qui forment la condition des choses dans le monde.

 

Douglas Scholes makes things as a means of recognizing and understanding the pragmatic aesthetic, or the way things are now. Within sculpture, still and moving images, and sound, the body becomes part of the cycles of labour from which derive the daily acts that maintain a collective existence. The adopted persona of the Rubbish Picker allows for the inclusion of the body in the work. This persona actualizes the forgotten spaces and the unseen actions while wandering through urban, rural, natural and built-out-of-necessity landscapes. Humour and a subtle sense of futility are used to release the coupling notions of beauty and dread inherent within the daily acts and quotidian objects forming the condition of things in the world.

 

En savoir plus / more : dougscholes.ca

 

Capsule vidéo: Douglas Scholes | Marché aux puces en cire | La Biennale Barachois In Situ


 

Karen Trask

La berge bouge

 

Deux fois par jour, la marée marque le rivage de l’océan d’une traînée d’algues, d’objets flottants, de déchets et d’ordures. Dans un monde où les océans montent, les côtes se déplacent vers l’intérieur des terres. Où sera le littoral de Barachois dans cinquante ans ? La berge bouge est une réflexion sur le mouvement de l’eau et la transformation de l’environnement naturel provoqué par les changements climatiques.

 

Chaque jour de la Biennale, Karen Trask parcourra le rivage pour recueillir les déchets de la mer et les tresser avec les herbes et les fleurs sauvages qu’elle ramasse sur le bord des routes avoisinantes. Lorsque cette corde tressée s’allonge, elle est enroulée en boule. Vers la fin de la Biennale, la balle est déroulée pour délimiter un futur rivage imaginaire de Barachois.

 

La performance de Karen Trask nous rappelle que toute vie est fragile et en constante évolution. Ayant grandi dans une ferme, elle a développé un profond respect pour les rythmes du monde naturel. Les actions et les gestes de son travail font écho aux pratiques ancestrales de récolte et de glanage et aux processus artisanaux qui ont évolué pour transformer les matériaux. La berge bouge révèle un passé toujours présent et un avenir influencé par les choix d’aujourd’hui.

 

Twice daily, the tide marks the ocean’s shoreline with a mixed trail of seaweed, flotsam, jetsam and garbage. In a world of rising oceans, the coastlines are moving inland. Where will the shoreline of Barachois be in fifty years? La Berge bouge is a reflection on the movement of water and the transformation of the natural environment impacted by climate change.

 

Each day of the Biennale, Karen Trask will scavenge the shore to gather the sea’s cast-offs and braid them together with the grasses and wildflowers she collects from nearby roadsides. As this braided rope lengthens, it is wound into a ball. Near the end of the Biennale, the ball is unravelled to mark out an imaginary, future shoreline of Barachois.

 

Karen Trask’s performance is a reminder that all life is fragile and constantly changing. Growing up on a farm, she developed a profound respect for the rhythms of the natural world. The actions and gestures of her work echo age-old practices of harvesting and gleaning and the craft processes that have evolved for transforming materials. La Berge bouge reveals a past that is always present and a future influenced by today’s choices.

 

Biographie

 

Le travail de Karen Trask, artiste multidisciplinaire de Montréal, touche plusieurs médias : l’installation, la vidéo et la performance. Ses oeuvres ont été présentées dans des expositions solos et de groupe sur les scènes nationales et internationales, entre autres, 67e International short film festival, Oberhausen, Allemagne, Oboro, Montréal, Arte continua, La Havane, Cuba, La Maison des arts de Laval, Komagome Contemporary Art Space, Tokyo. Elle a participé à des résidences à St-Jean-Port-Joli, Helsinki, Paris et Tokyo et est lauréate 2021 du programme Résidences PHI – MONTRÉAL. En 2017 et 2018, elle était l’artiste-en-résidence à l’université de Moncton et à l’université de Mount Allison à Sackville, Nouveau Brunswick. L’opéra contemporain, Mouvance inauguré à Halifax et à Montréal en 2019 comportait ses premières expériences avec la scénographie et la conception de costume. Ses sculptures en papier ont été primées deux fois à la Biennale du dessin, de l’estampe et du papier à Alma, QC. Ses oeuvres figurent dans des collections publiques et privées. Elle a étudié les arts visuels à l’université de Waterloo en Ontario et a obtenue une maitrise en arts visuels de l’Université de Concordia à Montréal.

 

Démarche artistique

 

La notion du temps est primordiale dans l’oeuvre de Karen Trask. Sa pratique, qui dévoile toujours le processus qui la sous-tend, souligne l’importance du geste lent et répétitif qui donne vie à l’oeuvre au fil de ce temps. Expérimenter les anciennes technologies des arts textiles, tels le filage, le tissage et la fabrication du papier, fait partie intégrante de sa façon de faire de l’art. Ce choix rappelle, par ailleurs, le travail fait par les femmes qui, depuis plus de 20 000 ans, contribuent de façon trop souvent anonyme à l’histoire et à la culture. L’artiste tire son inspiration de la mythologie, des rêves et de la poésie distillée par le quotidien. La nature passagère du langage la fascine. Qu’il s’agisse de mots qu’elle dessine ou sculpte en provenance de ses propres écrits ou de textes signés par d’autres, son travail, toujours, les matérialise pour mieux en faire miroiter le sens. De l’ensemble de sa pratique se dégage une poésie concrète explorant les thèmes de l’absence, du rien, du temps et de la mémoire. Au final, ses oeuvres proposent des formes hybrides d’installation, de sculpture, de vidéo et de performance.

 

En savoir plus : karentrask.com

 

Capsule vidéo: Karen Trask | La berge bouge | Barachois In Situ 2021


 

Marc-Alexandre Reinhardt

Reflux

 

Reflux prend le pouls du moment en sondant les transformations imprévisibles de Barachois. Inspiré des relations entre les divers habitats (humains et non-humains) de ce milieu singulier, l’artiste a conçu une installation sonore temporaire à partir d’enregistrements de terrain, de matériaux trouvés et des infrastructures du territoire pour entrer en résonance avec le site. Une bouche de canalisation sous la route 132, au confluent d’eau douce et de milieux salins, du village et de la grève, devient le lieu de son Passage en Gaspésie (Willie Lamothe).

 

En prêtant attention aux vibrations matérielles du site, à la fois audibles et inaudibles, l’artiste collecte les traces d’une transformation perceptible et imperceptible de cet environnement. Les sons recueillis sont composés et mis en espace de manière à inviter le public à s’accorder avec notre paysage abîmé. En ce sens, l’oeuvre pose la question : comment habiter le trouble ? Cette oeuvre s’inscrit dans Territoires ; Études #2, une série d’interventions coordonnées par le commissaire indépendant Eric Mattson.

 

Reflux gauges the unpredictable transformations that occur in and around Barachois. Inspired by the relationships between various habitats (both human and non-human) of this singular environment, the artist has created a temporary sound installation using field recordings, found materials, and local infrastructure to help us resonate with the site.

 

Paying careful attention to the site’s audible and inaudible material vibrations, the artist collects traces of its perceptible and imperceptible transformations of this environment. The accumulated sounds are composed and spatially arranged as a way to bring the public into harmony with our damaged landscape. In this sense, the work asks: how can we inhabit disorder? This piece is part of Territoires ; Études #2, a series of coordinated interventions by the independent curator Eric Mattson.

 

Biographie

 

Marc-Alexandre Reinhardt est artiste multidisciplinaire, écrivain et chercheur. Il développe une pratique au croisement de l’installation, de la performance et de l’intervention in situ. Il a présenté des oeuvres au Québec, au Canada, en Europe et en Amérique du Sud. Depuis 2016, il fait également partie d’action indirecte, un collectif à composition variable explorant des gestes qui connectent art et politique. Il vit et travaille entre Gatineau et Montréal.

 

Démarche artistique

 

Marc-Alexandre Reinhardt travaille principalement à travers le son, la performance, le texte et la vidéo. Dans une approche résolument contextuelle, il développe des modes de composition et des stratégies chorégraphiques qui explorent les limites du langage et les seuils de la perception en rapport avec un site, une architecture ou un milieu de vie spécifique. À partir d’un travail de recherche de terrain (field recording) et de documentation, il crée des dispositifs conceptuels qui utilisent principalement la matérialité et le potentiel narratif du son. Des scénarios pragmatiques et spéculatifs sont élaborés pour expérimenter des formes et des manières de (re)construire du commun. Entre ethnographie sensorielle et intervention critique, il cherche à mettre en scène la fragilité des liens et des filiations qui construisent les lieux et les histoires qui nous habitent, que nous habitons.

 

En savoir plus : http://marcareinhardt.com

 

Capsule vidéo: Marc-Alexandre Reinhardt| Reflux | La Biennale Barachois In Situ 2021


 

Kathy Kennedy

Histoire sociale des chansons

 

Histoire sociale des chansons est une programmation radiophonique de documentaires audio créés à partir de conversations entre l’artiste et des aînés de la communauté au sujet de chansons et d’histoires significatives pour eux. Le public est invité à découvrir cette série inédite diffusée au cœur du village de Barachois durant la biennale grâce à une transmission radio à faible puissance.

 

Barachois Old-Timey is a radio programming of conversations with community elders about the songs and stories that are meaningful to them and their community. The artist will record conversations with community members over the summer, create audio documentaries and broadcast them during Barachois In-Situ through low watt radio transmission.

 

Biographie

 

Kathy Kennedy est une artiste sonore dont la pratique implique la voix en lien avec l’espace physique, la place publique, la technologie ou la radio. Co-fondatrice du Studio XX (maintenant appelé Ada-X), un centre d’arts médiatiques destiné aux femmes, elle a aussi fondé et dirigé longtemps le Choeur Maha, un ensemble vocal feministe. Elle enseigne présentement l’électroacoustique et le choeur de chambre à l’Université Concordia, et partage son temps entre Montréal et sa Gaspésie.

 

Démarche artistique

 

Kathy Kennedy est une chanteuse de formation classique, mais elle a choisi de concentrer sa créativité sur la composition, la direction de chœur et l’enseignement. Ses compositions chorales à grande échelle invitent le public à chanter ou à écouter activement. Elle travaille avec différents types de technologies (en particulier la transmission radio à faible puissance) pour créer des œuvres d’art audio qui améliorent notre écoute des comportements de la voix humaine et de notre environnement sonore en général. Son travail est fortement lié à l’écologie acoustique, à l’écoute profonde et à l’art public et communautaire.

 

Kathy Kennedy is a classically trained singer, but has chosen to focus her creativity on composition, choral conducting and teaching. Her large-scale choral compositions invite the public into the act of singing or active listening. She works with many different kinds of technology (in particular low-watt radio transmission) to create audio artworks that enhance our listening to the behaviours of the human voice, and to our sonic environment in general. Her work is strongly connected to acoustic ecology, Deep Listening and to public and community art.

 

En savoir plus : kathykennedy.ca

 

Capsule vidéo: Kathy Kennedy | Barachois old-timey radio | La Biennale Barachois in Situ

 


 

Ensemble des capsules vidéos:

 

Jean-Denis Boudreau | Module de douceur | La Biennale Barachois In Situ 2021

Boris Pintado | Mise au carré | La Biennale Barachois In Situ 2021

Michel Bachelet et Christine Juillard – Zoné vert | Le long périple | La Biennale Barachois In Situ

Douglas Scholes | Marché aux puces en cire | La Biennale Barachois In Situ

Karen Trask | La berge bouge | Barachois In Situ 2021

Marc-Alexandre Reinhardt| Reflux | La Biennale Barachois In Situ 2021

Kathy Kennedy | Barachois old-timey radio | La Biennale Barachois in Situ

 

Kiosque accueil et information
1062, route 132, Barachois (à proximité du Centre récréatif)
10 h – 16 h / tous les jours


 

Jean-Denis Boudreau | Module de douceur | Installation
Retrouvez cet artiste à la plage de Barachois
10 h – 12 h / 13 h – 16 h / Tous les jours

 

Boris Pintado | Mise au carré | Art nature

Retrouvez cet artiste à la plage de Barachois
10 h – 12 h / 13 h – 16 h / Tous les jours

 

Collectif Zoné vert | Le long périple | Art nature
Retrouvez ce duo d’artistes à la plage de Barachois
10 h – 12 h / 13 h – 16 h / Tous les jours

 

Douglas Scholes | Marché aux puces en cire | Installation
Retrouvez cet artiste dans son Marché aux puces en cire, face au Magasin Thompson (1083, route 132),
au coeur du village de Barachois
10 h – 12 h / 13 h – 17 h / Tous les jours

 

Karen Trask | La berge rouge | Installation et performance
Retrouvez cette artiste dans son lieu de création, près du Centre récréatif (1062, route 132),
ainsi que le long du rivage adjacents, lors de ses sorties de cueillettes.
10 h – 12 h / 13 h – 16 h / Tous les jours

 

Marc-Alexandre Reinhardt | Reflux | Installation audio
Retrouvez cet artiste à proximité du Centre récréatif (1062, route 132)
10 h – 12 h / 13 h – 16 h / Tous les jours

 

Kathy Kennedy | Histoire sociale des chansons | Radio éphémère
Retrouvez cette artiste au Centre récréatif (1062, route 132)
10 h – 12 h / 13 h – 16 h / Tous les jours

 

En ondes au 92,1 FM
(émetteur radio à faible puissance pouvant être syntonisé à proximité seulement)
14 h – 16 h : Programmation LIVE
19 h – 21 h : Programmation spéciale avec des gens de la communauté


 

Ateliers d’initiation à l’art in situ pour tous | Gratuit | Accès libre
Sous le chapiteau, près du stationnement de la plage
10 h – 12 h / du mercredi au dimanche (4 au 8 août)

 

Circuit de découvertes locales
Parcours de type «porte ouverte» à la rencontre d’artisans, de bâtiments et de points de vue importants dans les alentours

Vendredi 6 et samedi 7 août 2021, de 13 h à 16 h

 

Tournée commentée des sites de création et rencontre avec les artistes

Dimanche 8 août, 14 h | Départ du Centre récréatif de Barachois (1062, route 132)


 

Food truck El’Bourgot
(payant). Menu mettant en valeur les producteurs et les produits locaux.

Dimanche 8 août, dès 17 h / Stationnement de la plage de Barachois

 


 

Événement théâtral en plein air

 

La conquête du béluga— Lecture publique à Belle Anse

Jeudi 5 août 2021, 19 h | Gratuit ! Réservez votre place et apportez votre chaise !

 

Après trois représentations à Carleton-sur-Mer, La conquête du béluga sera présentée à Belle-Anse dans le cadre de La Biennale Barachois In Situ. Ce texte, qui appelle à une prise de conscience de l’épopée dramatique du béluga au Canada, sera incarné par cinq comédien·ne·s professionnel·le·s de la région.

 

Texte de Maryse Goudreau
Mise en lecture de Philippe Cyr
Distribution : Catherine Audet, Pierre-André Bujold, Maude Chiasson, Kevin Doyle et Dany Michaud

 

**En cas de mauvais temps, la représentation pourrait avoir lieu à l’intérieur.  Les personnes ayant réservé des places seront alors prévenues par courriel dans les heures précédant celle-ci.


 

Consultez l’horaire et la carte interactive pour bien vous repérer sur le site principal ainsi que sur les sites secondaires.

 

Vous pourrez ainsi connaître les lieux et les moments où vous pourrez voir les artistes à l’œuvre, participer à des ateliers d’initiation, assister à des événements ou aller à la rencontre d’artisans et de bâtiments importants des alentours.

 

 

 

Télécharger le programme et la carte PDF Télécharger le programme et la carte PDF [FR]/ Download PDF Programming & Map [EN]

 


Merci à nos partenaires

Logo Patrimoine CannadaConseil des arts et des lettres du QuébecMÉGANNE PERRE MÉLANÇON, Députée de GaspéVille de PercéGallerie CollineMRC du Rocher-Percé

Merci à nos commanditaires

 

Géoparc Mondial UNESCO (Percé) |  Crustacés de Malbaie (Belle-Anse) | Coop Marché Ami (Percé) |  Centre communautaire l’Oasis (Percé) |  Pharmacie Laurent Carbonneau Lebeau, Uniprix santé (Percé) | Centre récréatif  (Barachois) Pit Caribou (L’Anse-à-Beaufils) | O’Dwyer distillerie (Gaspé) | Brasserie Auval Brewing Co. (Val-d’Espoir) | Microbrasserie Cap Gaspé Craft Brewing Co. (Gaspé) | Dépanneur FLK Collin et filles (Percé) | La Société Secrète (Cap-d’Espoir) | Parc national de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé – Sépaq (Percé) | Les Produits Tapp (Douglastown) | Canadian Tire (Gaspé) | Pêcheries MC Gaspésie (Belle-Anse) Magasin général Thompson (Barachois) |  Érablière Côté Sucré (Coin-du-Banc) |  Sports Experts (Gaspé) | Serre Petite Rosée (Cap-d’Espoir) | Agate et Caillou (Percé) | La Vieille Usine (L’Anse-à-Beaufils) | Marché IGA Cronier (Gaspé) |  Librairie ALPHA (Gaspé) | Papetrie Cartier Inc. (Gaspé)

 

Merci à nos généreux donateurs ainsi qu’à tous nos bénévoles!

 

Chaque don à La Biennale Barachois In Situ représente un levier qui s’ajoute aux autres dons, aux investissements de nos partenaires et à l’engagement de nos de bénévoles. Il est investi directement dans l’événement et sert entre autres, à payer les artistes, à produire de la documentation visuelle des projets et à contribuer à la vitalité culturelle gaspésienne

 

Crédits

Équipe de réalisation

Julie Fournier-lévesque(coordonnatrice de la biennale),
Marie-Pierre Buteau (adjointe à la coordination),
Anjuna Langevin(directrice du Centre d’artistes Vaste et Vague),
Nancy Cormier (adjointe de direction et des communications),
Edith Jolicoeur (responsable de la stratégie numérique, conseillère aux communications),
Marianne Gravel (animatrice des ateliers en art in situ),
Louise Chicoine et Lise Baroni-Dansereau (responsables du kiosque d’accueil),
Jeannot Rioux (responsable de la logistique et de l’aide technique aux artistes),
Gérald Mckenzie (assistant à la recherche de commandites),
Janet Harvey (agente de liaison avec la communauté anglophone),
Anne Nobert (aide à la préparation du Circuit de Découvertes locales),
John Michaud et Marc Chicoine (cofondateurs de Barachois In Situ)
Et tous nos bénévoles !

 

Collaborateurs

Théâtre À tour de rôle (Carleton-sur-Mer),
Vision Gaspé-Percé Now (Douglastown)
132PROD, production vidéo (Chandler),
La Boîte Flexible (Gaspé),
Adrien Collin (Bougainville),
Max Infographie (Gaspé),
Arseno (Matane),
Tourisme Percé (Percé),
Jo-Anne Balcaen, traductrice (Montréal),
Jules Chicoine-Wilson, traducteur (St-Georges-de-Malbaie),
Société du chemin de fer de la Gaspésie (New-Richmond),
Magasin général Thompson (Barachois)