Par le dessin, Laurie Girard crée des univers chaotiques et immersifs, rappelant la structure de rhizome, tout en s’inspirant des éléments qui l’entourent, de la nature et de l’humain.
Là où il n’y a ni début ni fin
Laurie Girard
Exposition | Du 2 juin au 18 juillet 2021 | Percé
Là où il n’y a ni début ni fin propose une série d’estampes numériques sur lesquelles l’artiste intervient au crayon graphite ou au crayon à l’encre. Ce processus, nommé intermatière, vient amorcer une nouvelle recherche à travers les matières virtuelles et celles dites traditionnelles, issues du dessin. Elle cherche à fusionner deux formules de création qui ne viennent pas de la même source. C’est une manière de transformer une matière morte vers un état réel. Ainsi, elle se questionne sur la place des outils technologiques dans les arts visuels.
Démarche artistique
La pratique en art visuel de Laurie Girard se manifeste principalement par la rencontre du dessin traditionnel et des procédés numériques actuels. Par la répétition, l’addition et la soustraction de motifs « fait main » numérisés et de textures virtuelles, elle réalise des ensembles graphiques complexes qui résultent de l’accumulation de gestes qui rappellent ceux d’une machine.
L’artiste manipule les images par couches successives, comme des cellules qui prennent vie et qui se multiplient pour ensuite se fondre et se métamorphoser en une réalité nouvelle. Les motifs qu’elle crée sur mesure découlent d’éléments souvent réels, comme des gens ou des objets, ou encore de formes abstraites et de concepts virtuels. Elle s’intéresse aux lignes qui proviennent du paysage, des lieux communs, de l’architecture et de la nature. Largement inspirée par les dictas et contradictions du quotidien, elle agence ces motifs dans le but de manipuler une forme indisciplinée, un chaos qui illustre un besoin de maitriser la perte de contrôle ressentie face aux limites que nous nous créons dans la vie de tous les jours. Ainsi, elle veut délier ce sentiment de contrôle en un geste méditatif ; voir le chaos comme un tout, engendré par un besoin d’organisation, de restructuration dans un monde en constante mutation.
Les œuvres imprimées de Laurie Girard sont la plupart du temps de très grande taille ; le format étant pour elle une manière de rendre l’œuvre vivante. Elle aime que le spectateur puisse y plonger, y être en immersion.
Pour en savoir plus, consultez le site web de l’artiste ici.
Biographie
Originaire de Chicoutimi, Laurie Girard a fait ses études en arts dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean ; notamment diplômée au Baccalauréat interdisciplinaire en arts à l’UQAC, où elle a exploré les arts numériques.
Elle a diffusé son travail visuel à plusieurs reprises au centre d’artistes Le Lobe, au Centre Bang, au Centre SAGAMIE et à Langage Plus. De plus, son travail a été exposé à plusieurs endroits au Saguenay, à Espaces F (Matane), à Atoll (Victoriaville) ainsi qu’à la Foire d’art contemporain de Saint-Lambert. Dernièrement, elle a exposé en solo à Grande-Rivière pour le projet VUE SUR L’ART en collaboration avec la Maison de la culture de Grande-Rivière. Elle vit et travaille actuellement à Grande-Rivière.
Prix et distinctions
2020 Projets d’intégration de l’art à l’architecture (Ville de Nicolet) Finaliste pour présentation d’une maquette devant un jury
2017-2018 Projet d’art public (Ville de Saguenay) Volet cabinets électriques, Candidature officielle retenue
2016 Projet d’art public (Ville de Saguenay) Finaliste pour présentation d’une maquette devant un jury
2015 Prix Studio-UQAC / Conseil des arts du Saguenay – Résidence d’un an de recherche-création dans les ateliers collectifs TOUTTOUT
2014 Prix du centre SAGAMIE | Festival des finissants en arts de l’UQAC – Résidence de recherche création et cachet d’impression
2013 Projet d’art public (Ville de Saguenay) Finaliste pour présentation d’une maquette devant un jury
2009 Bourse Langage Plus Collège d’Alma | Mérite académique : excellence du dossier scolaire et implication culturelle et artistique
Remerciements
Cette exposition est présentée en partenariat avec la Vieille Usine de l’Anse-à-Beaufils, dans le cadre du programme Première.
