Territoires partagés | Shared lands
Jordan Bennett, Hannah Claus, Nadia Myre et Sonia Robertson
Résidence | Du 28 octobre au 9 novembre 2013
Exposition | Du 9 novembre au 15 décembre 2013
Par le commissariat de France Trépanier, les artistes Jordan Bennett, Hannah Claus, Nadia Myre et Sonia Robertson se lancent dans ce projet qui constitue la deuxième phase de Mawita’jig (qui signifie « se rassembler » en micmac). Il a réuni des artistes contemporains et des membres des Premières Nations (notamment micmacs) pour créer des résidences et des œuvres explorant le thème du territoire, de l’identité et du partage culturel.
Les activités proposées inclues des conférences, des ateliers, des rencontres, des visites guidées et du cinéma autochtone.
Les artistes et commissaire
France Trépanier, commissaire 
De descendance Mohawk et québécoise, madame Trépanier est une artiste, commissaire et chercheure qui possède une grande expertise de l’art autochtone contemporain au Canada. Elle a récemment co-signé, avec Chris Creighton-Kelly, la publication ‘Comprendre les Arts autochtones au Canada aujourd’hui : une analyse de la connaissance et de la documentation’ pour le Conseil des Arts du Canada. Elle fut co-récipiendaire de la Bourse Audain 2012 pour le Commissariat autochtone à la Galerie d’art du Grand Victoria. Elle est actuellement vice-présidente du Collectif des conservateurs autochtones et présidente du Comité consultatif des programmes autochtones au Centre d’art de Banff en Alberta. France a créé et présenté l’oeuvre collaborative Offrandes lors de la première phase de l’initiative Mawita’jig.
Jordan Bennett, artiste 
Jordan Bennett est un artiste visuel multidisciplinaire de descendance Mi’kmaq de la côte ouest de Terre-Neuve. Son travail est dérivé d’une combinaison de réflexions sur les cultures populaires et traditionnelles réflexions qu’il dépeint à travers sa passion et sa connaissance de la culture pop, de l’artisanat traditionnel et de ses propres pratiques culturelles. Il a récemment développé une affinité pour la langue, principalement orientée vers l’apprentissage de la langue de ses ancêtres Mi’kmaqs. À travers les processus de la sculpture, des médias numériques, des médias basés sur le texte, de l’installation, de la peinture et de la performance, il s’efforce de repousser les limites et de jouer avec les idées de réappropriation, de réclamation, de participation et des artefacts au sein de l’artisanat traditionnel, des cérémonies autochtones et de la culture contemporaine.
Hannah Claus, artiste 
Hannah Claus est membre des Mohawks de la baie de Quinte (Tyendinaga), dans l’est de l’Ontario. Elle a aussi des ancêtres européens. Ses œuvres ont été abondamment exposées un peu partout au Canada ainsi qu’au Mexique depuis l’obtention de son diplôme de l’Ontario College of Art and Design à Toronto en 1997. Elle a obtenu une maîtrise en beaux-arts de l’Université Concordia à Montréal en 2004. Hannah manipule les objets et les motifs pour sonder le point de rencontre entre ses deux identités culturelles, en tant qu’Autochtone et Canadienne d’ascendance européenne. Elle crée des installations qui sont destinées à remettre en question le rôle et la nature de la mémoire et de la communication. Dans des travaux, elle fait souvent référence à l’histoire coloniale, exprimée à travers le design et le motif, en rapport avec son héritage mohawk afin d’explorer les zones de chevauchement et de transformation.
Nadia Myre, artiste 
Nadia Myre est une artiste multidisciplinaire qui expose sa production localement, nationalement et internationalement. Sa pratique s’inspire de la participation du public. Ses sculptures, peintures, vidéos et écrits abordent les thèmes récurrents de l’amour, du désir, du langage, de la perte et de l’identité. Une sélection récente des expositions auquel Myre a participé comprend : Remix: New Modernities in a Post-Indian World, George Gustav Heye Centre, National Museum of the American Indian, New York, NY (2008); À fleur de peau, Musée d’art contemporain des Laurentides, St. Jérome (2008); Nadia Myre: Works on Paper, St. Francis Xavier University Art Gallery, Antigonish, Nouvelle-Écosse (2008); The Scar Project, Urban Shaman, Winnipeg, MB (2007); The American West, Compton Verney, Warwickshire, Angleterre (2005); et Au fil de mes jours, Musée National des beaux-arts du Québec, Québec (2005).
Sonia Robertson, artiste 
Ilnu de Mashteuiatsh, Sonia Robertson est très impliquée dans sa communauté. Elle a fondé l’association du Parc sacré donc elle fut présidente durant huit ans. Elle a également travaillé au Musée amérindien pendant quatre ans, où elle a créé des liens avec des organismes régionaux et intégré l’art actuel. Sonia détient un baccalauréat interdisciplinaire en art de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Elle expérimente plusieurs champs disciplinaires: photographie, installation, vidéo, action, danse, atmosphère sonore et écriture. Ses œuvres sont une trace matérielle de l’expérience spirituelle vécue avec les éléments, les esprits présents. Son travail fut présenté dans sa communauté, au Québec, au Canada, en France, en Haïti et au Japon.
Vidéo
Remerciements
Merci à nos partenaires majeurs : le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Conseil des arts du Canada et la Ville de Carleton-sur-Mer.
1-13. Jordan Bennett, Hannah Claus, Nadia Myre et Sonia Robertson, Territoires partagés, résidence de création, 2013. Crédits photo : Centre d'artistes Vaste et Vague
14-20. Jordan Bennett, Hannah Claus, Nadia Myre et Sonia Robertson, Territoires partagés, exposition et vernissage, 2013. Crédits photo : Centre d'artistes Vaste et Vague