Chloé B. FORTIN| LES TRAVAUX OBSCURS | Exposition

LES TRAVAUX OBSCURS | Exposition

Chloé B. FORTIN | Provenance : Saint-Paulin (Québec)

 

Vernissage le vendredi 16 septembre, dès 17 h | Bienvenue à tous!

EXPOSITION | Du 16 septembre au 9 octobre 2022 | Carleton-sur-Mer

Ce corpus propose une incursion dans un univers utopique. L’artiste imagine ici un campement de fortune où semble s’organiser des travaux obscurs, menés par un groupe de voyageurs parcourant le territoire à la recherche de matières sombres et intrigantes, tirées des profondeurs: minerais, racines et autres matières souterraines qui évoquent l’univers méconnu des sols…  Différents appareils pourvus de lentilles laissent croire qu’un étrange laboratoire d’observation se met en place.  La topographie particulière de Carleton-sur-Mer est par ailleurs à l’étude et les recherches en cours évoquent autant les activités microscopiques que les phénomènes plus vastes qui affectent le territoire.

 

Ce corpus fait suite à un processus de recherche-création débuté en 2019 et portant sur les pratiques de la régénération des sols.  À travers ce projet l’artiste propose de s’attarder précisément à ces activités et phénomènes qui nous dépassent, ces connaissances qui nous échappent. Au travail fascinant qu’est celui de fabriquer de la terre, de retenir les eaux et autres particules fuyantes…

 

DÉMARCHE ARTISTIQUE

Chloé B. FORTIN| LES TRAVAUX OBSCURS | Exposition

Chloé B. Fortin débute sa pratique in situ à Montréal par des interventions furtives qui procède d’une observation fine du monde végétal (Les frivolités_Dare-Dare, 2009 et Jardin de fortune_Dare-Dare, 2011). En 2012, elle participe au Festival International des Jardins de Métis avec La collection du jardinier, proposition dans laquelle il est question de critiquer un art du jardin interventionniste par la mise en valeur d’une flore apparue par les forces du laisser-faire (non-jardinage). Plusieurs résidences de création sont par ailleurs menées dans ces mêmes jardins (Petite serre, 2014; La patience d’un refuge, 2017), et notamment une infiltration dans la chambre noire de la Villa Estevan, qui inspire la création du sentier des curiosités présenté à la Biennale d’art in situ de Barachois en 2018. Ce projet est l’occasion d’encadrer le regard davantage, en présentant une série de points de vue dirigés par des appareils primitifs, où les éléments découverts sont magnifiés à même leur habitat.  S’ensuit un premier projet concerné par les sols, intitulé Les fouilles en 2019 et la poursuite de ce nouveau cycle ‘souterrain’ avec Les travaux obscurs, une première exposition solo présentée chez Vaste & Vague.

Lien :

chloebfortin.ca