HIÉARCHIE DE L’INSTINCT | Installation | Manuela LALIC

HIÉRARCHIE DE L’INSTINCT | Installation

Manuela LALIC | Provenance : Montréal (Québec)

 

Vernissage le samedi 23 mai, dès 17 h | Bienvenue à tous!

EXPOSITION | 23 MAI / 26 JUIN 2020 | Carleton-sur-Mer

Lundi au vendredi : 9 h – 16 h | Vendredi soir : 18 h – 20 h
Samedi : 13 h – 16 h | Dimanche : Fermé
GRATUIT – BIENVENUE À TOUS !

 

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En utilisant le potentiel de la photocopie « cheap » (impressions en série, changement d’échelles, passages de la couleur au noir et blanc) l’image d’une tranche de bacon est le point de départ d’un système de classification oscillant entre organisation arbitraire ou logique. En alliant le motif animal, pâle référence humoristique au vivant, à l’objet dans son inertie fonctionnelle, HIÉRARCHIE DE L’INSTINCT est de l’ordre de la mise à plat. Comme si, après un crash d’avion, l’attention portée à chaque élément retrouvé, du plus infime au plus imposant générait une classification, un panorama dont l’objectif ultime n’est pas de construire, mais de reconstruire pour comprendre ce qu’il s’est passé. En l’affirmant comme une métaphore sociale de la société de consommation occidentale avec sa mainmise sur le vivant, ce dispositif est aussi une opportunité pour explorer et utiliser le potentiel de ce qu’offre Carleton-sur-Mer, pour infiltrer et repenser la trame de cette installation : il s’agit de la forcer à dialoguer avec ce beau coin de pays en Gaspésie.

DÉMARCHE ARTISTIQUE

 

La phrase cliché « Ça, moi aussi je peux le faire » entendue d’une personne critiquant l’art actuel a marqué sa stratégie du faire. Ainsi, pour que chacun puisse s’identifier aux gestes posés dans l’acte artistique, son travail passe par des gestes simples qu’elle pose sur des matériaux et objets « pauvres » (tordre un trombone, faire un nœud dans un sac de plastique). En construisant une matérialité en ambivalence entre ce qui est artificiel et naturel, l’instable, le périssable, le dégradé, le sale se juxtapose au raffiné, au détaillé, au séduisant. À partir de la manipulation d’objets et-ou d’images et des accumulations qui en découlent, elle élabore des mises en scène évoquant nos « moments collectifs » en détournant les gestes, les objets, l’organisation de l’espace associés à ces rituels et conventions, à ces manières « d’être ensemble ». Manuela Lalic s’intéresse aux comportements de masse pour questionner le fonctionnement de notre société capitaliste qui préfabrique et standardise nos désirs et nos besoins. Plus récemment, elle a réalisé plusieurs performances et photographies questionnant son bagage culturel franco-serbe versus son immigration au Québec. Elle piste des points de tensions entre les différents états identitaires qui la traversent pour les forcer, avec humour, à un dialogue au patriotisme décalé.
 

 

BIOGRAPHIE

Le travail de Manuela Lalic a été présenté au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Asie et en Afrique. Ses partis pris artistiques l’ont menée à faire plusieurs résidences à l’international notamment à New York (résidence du Conseil des Arts du Canada-International Studio and Curatorial Program, 2009), au Rajasthan, en Inde (Sandarbh Artist Residency, 2013/2014) et à Yaoundé, Cameroun (courte résidence dans le cadre de la Biennale Ravy, 2016). Depuis 2015, Manuela Lalic est chargée de cours à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM.

Lien :

lalicmanuela.ca